Découvrez l'île Maurice
sous l'angle de son histoire et de sa culture...
Carte d'identité de l'île Maurice
L'île Maurice est située à 220 Km de La Réunion et à 900 Km à l'Est de Madagascar au coeur de l'Océan Indien et à environ 9 500 km de la France.
Nom officiel : Republic of Mauritius
Superficie : 1 865 km² (65 km sur 48 km), 330 Km de côtes
Dépendances : île Rodrigues, Agaléga et Saint Brandon
Capitale : Port Louis
Régime : Parlementaire
Chef de l'Etat : Anerood Jugnauth (2003)
Chef du gouvernement : Navim Ramgoolam (2005)
Population : 1,2 millions d'habitants (600 hab./km²)
Population urbaine : 43 %
Taux d'alphabétisation : 82,9 %
Espérance de vie : 74 ans pour les femmes, 67 ans pour les hommes
Devise : "Etoile et Clé de l'Océan Indien"
Langues : anglais (officiel), français (parlé couramment), créole (usuel), bhojpuri, tamoul, hindi
Religions : hindouisme, christianisme, islam, boudhisme
Monnaie : roupie mauricienne (Rs)
Taux de change : 1 Euro = 40 à 45 Rs (fluctuation importante)
Productions agricoles : canne à sucre, thé, maïs, pommes de terre, bananes, légumineuses, bovins
Industries principales : tourisme, sucre, textiles, produits métalliques, services
Salaires : 5 000 Rs (150 Euros) pour un ouvrier, 9 000 Rs (280 Euros) pour un instituteur, 125 000 Rs (3 800 Euros) pour le président de la République

Histoire de l'île Maurice
La perle de l'Océan Indien, "Dinarobin" : l'île d'Argent, c'est le nom que les premiers navigateurs arabes donnèrent à ce coin de paradis vers le 10ème siècle de notre ère.
Les navigateurs portugais baptiserons l'île : "Ilha do Cirne" (l'île du Cygne) en 1507 deux ans après sa redécouverte par Pedro Mascarenhas auquel on doit le nom de l'archipel des Mascareignes.
L'île est à ce moment l'escale ou le repère de nombreux marchands, navigateurs et pirates de passage.
Les premiers colons :
C'est en 1598 que l'amiral hollandais Van Warwyck prends possession de l'île avec ses hommes et décident d'en faire une colonie.
Il baptise l'île "Mauritius" en l'honneur du prince d'Orange Maurice de Nassau.
Ils installent leur base à l'actuel Vieux Grand Port près de Mahébourg ou subsistent encore quelques vestiges de cette période.
Ils envoient des esclaves indonésiens, africains et malgaches comme ouvriers agricoles et implantent pour les nourrir des cerfs de Java, toutes sortes d'arbres fruitiers mais surtout la canne à sucre dont le sol de l'île est encore majoritairement composée aujourd'hui.
C'est ainsi que les hollandais participent massivement à la disparition des espèces endémiques comme le dodo, devenu le symbole de ce paradis perdu. Les forêts d'ébènes disparaissent également au profit de la canne.
Ils renoncent au processus de colonisation en 1658 principalement à cause des cyclones, des maladies, de la sécheresse mais aussi des naufrages et des esclaves fugitifs. Ils feront de nouvelles tentatives mais finiront par abandonner en 1710.
La colonisation française :
En provenance de l'île Bourbon (La Réunion), les français débarquent à Maurice en 1715.
Sous le commandement du capitaine Guillaume Dufresne d'Arsel, l'île Maurice devient l'île de France mais c'est à partir de 1721 que les colons s'installeront durablement, le retard étant du aux cyclones, aux rats et aux esclaves fugitifs.
En 1735, c'est au tour de Bertrand François Mahé de La Bourdonnais, capitaine de la compagnie des Indes d'être nommé par Louis 15 "Gouverneur des îles Bourbon et de France".
La première décision importante de La Bourdonnais sera de nommer Port Louis, capitale de l'île de France au détriment de Port Sud Est trop exposé aux alizés.
Il développe par la suite l'industrie navale, la construction d'un hôpital, d'une usine sucrière et du réseau routier de l'île.
Il fait pour cela venir de nombreux esclaves de Madagascar et du Mozambique. L'île compte à cette époque 60 000 habitants.
Surnommé aussi le "père de l'île", Mahé de La Bourdonnais transforme une île sauvage en colonie prospère mais mourra en 1753 en France suite à une longue période d'accusations, d'humiliations et d'emprisonnement.
Il a été réhabilité aujourd'hui par l'état français.
Une statue de La Bourdonnais a été disposée à l'entrée de la Place d'Armes à Port Louis (tout un symbole).
L'île Maurice devient après 1764 le théâtre d'une opposition acharnée entre français d'un côté et anglais de l'autre pour le contrôle des Indes et la colonisation des Seychelles.
C'est à ce moment crucial qu'intervient Robert Surcouf, le célèbre corsaire.
Avec ses compères, il pille les navires anglais de passage entre l'Afrique et l'Orient sous l'oeil protecteur des autorités françaises ce qui a le don d'irriter les britanniques.
En 1790, la révolution française offre 13 ans d'autonomie au pays libérant par la même les colons des administrateurs royaux. En 1794, l'esclavage est aboli en France mais les colons français refusent de libérer les esclaves de l'île.
Mais la date la plus importante reste 1810, la seule et unique victoire de Napoléon sur les anglais au large de Grand Port, victoire qui fait encore la fierté des français : elle est gravée sur l'Arc de Triomphe à Paris.
Les anglais prépare l'offensive sur l'île Rodrigues et débarque quelque mois plus tard par surprise au Cap Malheureux, Maurice retourne aux britanniques.
Le règne britannique :
L'île Maurice est cédée définitivement aux anglais par le traité de Paris en 1814 ainsi que l'île Rodrigues et les Seychelles. La Réunion reste française.
Le premier gouverneur britannique Robert Farquhar intensifie le réseau routier mais c'est surtout la culture de la canne qui prend son véritable essor, 250 sucreries fonctionnent au milieu du 19ème siècle.
L'abolition de l'esclavage est décrétée en 1835, l'île connaît alors une pénurie de main d'oeuvre et procède alors à une immigration massive d'indiens.
Ils sont des centaines de milliers à arriver sur l'île dans des conditions proches de l'esclavage mais ils parviennent à en tirer le meilleur parti et diversifient leurs activités ce qui leur permet au cours du 20ème siècle d'investir tous les secteurs de l'économie et de la vie politique.
A la fin du 19ème siècle, l'île connaît des années difficiles suite à des cyclones particulièrement violents, des incendies et la malaria provenant des moustiques des Indes qui pousse la population à se réfugier au centre de l'île, région humide et fraîche.
C'est ainsi que naissent les grandes agglomérations comme Beau Bassin, Rose-Hill ou Curepipe.
L'indépendance :
L'indépendance est décrétée le 12 mars 1968, Sir Seewoosagur Ramgoolam en est le grand artisan, il deviendra premier ministre du pays pendant 13 ans.
Mais pour en arriver là, le pays a connu de nombreux bouleversements et la création de plusieurs mouvances politiques : le Parti travailliste qui rassemble la communauté hindoue, l'opposition représentée par le Parti mauricien social démocrate (PMSD) qui rassemble les blancs et les créoles et le Comité d'action musulman qui représente bien sûr les musulmans.
Les hindous s'allient avec les musulmans en 1965 et gagnent les élections en 1967 face au PMSD de Gaétan Duval (l'extravagant maire de Port Louis et Curepipe) qui s'opposait à l'indépendance du pays.
Etablie sur le modèle des Constitutions du Commonwealth, la constitution du 12 mars 1968 fait de l'île Maurice une monarchie, sous la souveraineté de la reine d'Angleterre.
La République mauricienne :
En 1969, la coalition du Parti travailliste avec un nouveau parti révolutionnaire car pluri-communautaires, le Mouvement Militant Mauricien (MMM) de Paul Bérenger, un franco-mauricien permet à ce parti de remporter les élections de 1976 mais n'ayant pas la majorité absolue, le parti devra attendre 1982 pour asseoir sa victoire.
Aneerood Jugnauth devient premier ministre et Paul Bérenger, ministre des finances. Des tensions entre les hommes amène Bérenger à démissionner en 1983, Jugnauth crée quant à lui un parti d'opposition le Mouvement Social Mauricien (MSM).
Suite à de nombreuses péripéties, le MMM et le MSM s'allient en 1991 et remporte les législatives avec une écrasante majorité.
Cette coalition permet d'abolir la monarchie anglaise, Maurice devient une république le 12 mars 1992.
De nos jours :
Trois chefs d'états ont été nommé depuis.
Veerasamy Ringadoo rapidement écarté de peur de voir la communauté hindoue prendre trop de pouvoir, Cassam Uteem est élu, c'est le premier chef d'état musulman à Maurice.
Après 13 ans, le bilan du gouvernement d'Anerood Jugnauth se révèle plutôt positif mais le pays est secoué par de nombreux scandales politico-financiers et des affaires de stupéfiants qui discréditent les gouvernants.
En 1995, les élections sont remportées par le MSM-MMM de Paul Bérenger et Navim Ramgoolam (le fils de Sir Seewoosagur) devient le nouveau premier ministre.
En février 1999, la mort du chanteur Kaya en prison provoque d'importantes émeutes qui amènent le premier ministre à provoquer des élections législatives remportées à nouveau par A. Jugnauth.
En 2003, Anerood Jugnauth est élu Président de la République de l'île Maurice et Paul Bérenger Premier Ministre.
2005, Navim Ramgoolam (Alliance Sociale) revient au pouvoir après une large victoire sur Paul Bérenger ( MSM - MMM).

La culture mauricienne
Créole mauricien :
Malgré les différences, une chose est commune à tout les mauriciens, leur langue, le créole.
Le créole mauricien dérive du français mais il a évolué pour devenir une langue à part entière.
Il est devenu au fil du temps la langue la plus parlée à l'île Maurice avant même le bhojpuri, créole à base d'hindi.
Le plus enrichissant, c'est encore de découvrir l'évolution de cette langue au cours du temps avec des expressions anglaises et françaises au milieu du créole "traditionnel".
Néanmoins, rassurez-vous, on parle français dans tous les lieux publics, hôtels, restaurants, magasins...
Religions et Fêtes :
L'île est vraiment petite et il est surprenant de découvrir une si grande diversité sur le plan religieux. Dans certains quartiers, on retrouve côte à côte, temples hindous, mosquées et églises sans que cela provoque de tensions du moins en apparence, la rubrique histoire évoque les rares émeutes que le pays ait connu.
Il y a des autels pour le recueillement un peu partout dans l'île souvent au bord des routes, on s'arrête pour prier en couple ou tout seul à n'importe quel moment de la journée (et des fois dans les virages).
Pour en savoir plus, consultez notre rubrique des fêtes religieuses les plus populaires.
Les hindous forment bien sûr la majorité, plus de 50%, il y a environ 150 temples dans l'île, leurs croyances ont su s'adapter à différentes époques en intégrant certaines images du christianisme.
La religion influence encore les mauriciens par un côté traditionnel très fort lors des mariages et des grandes fêtes, des fêtes hautes en couleurs qui peuvent renforcer votre choix dans les dates de votre séjour (reportez-vous à la rubrique fêtes).
Le système des castes indiennes est présent mais influence de moins en moins les nouvelles générations.
L'islam concerne les indiens venus du sud de l'Inde, environ 17 %, les mosquées sont nombreuses, les musulmans sont assidus à la prière donc ici comme ailleurs, l'appel à la prière est toujours dépaysant. La plus grande mosquée se trouve à Port Louis.
Les chrétiens représentent un peu moins de 30 % de la population, on retrouve les afro-mauriciens, les blancs-mauriciens et les sino-mauriciens.
Le plus surprenant est leur assiduité à la messe du samedi après-midi, des églises bondées qui obligent certains à suivre l'office à l'extérieur du bâtiment.
L'histoire raconte que Désiré Laval, missionnaire français (1803-1864) convertis 70 000 personnes en 23 ans, il est toujours l'objet d'attentions particulières.
La chapelle du père Laval à Sainte Croix Port Louis est un haut lieu de culte pour l'ensemble des chrétiens.
Il y a quelques bouddhistes principalement des sino-mauriciens qui se retrouvent aux temples de Port Louis.
Consultez notre calendrier des fêtes religieuses et des jours fériés mauriciens.
Gastronomie :
La diversité ethnique est aussi la diversité culinaire mais on parlera toujours de cuisine mauricienne que vous mangiez un cari de poulet ou des nouilles chinoises (les mines frits).
Les goûts diffèrent d'une région à l'autre, régions souvent séparées par quelques kilomètres.
Les restaurants peuvent d'ailleurs vous proposer quatre menus : créole, indien, chinois et européen tout ça à la sauce mauricienne bien entendu.
Reportez vous à la rubrique gastronomie.
Musique :
La musique traditionnelle est le Séga, musique originaire des esclaves africains, elle a gardé son côté dansant bien que les mauriciens ne soient pas très portés sur les danses traditionnelles.
On raconte que les pas étaient relativement simples pour faciliter les déplacements sur le sable, c'est vrai qu'en regardant les pros danser, on a vraiment l'impression qu'ils glissent sur le sol.
Les créoles entretiennent la tradition sur les plages avec la ravanne, sorte d'immense tambourin qu'on tient sur soi et qu'on frappe avec les mains. Elle est souvent accompagnée par un triangle ou une bouteille de bière usagée et des noix de coco remplies de graines, c'est tout.
Quelques spectacles de Séga typique (traditionnel) dans les hôtels et des retransmissions télé. Le Séga a évolué vers le Seggae, sorte de mélange entre le Séga et le Reggae dont la figure emblématique reste Kaya disparu tragiquement en 1999.
Littérature :
Quand on parle littérature à Maurice, la première référence est bien sûr "Paul et Virginie", le roman de Bernardin de Saint Pierre inspiré par le naufrage du Saint Géran en 1744, pour la littérature moderne, l'auteur mauricien le plus célèbre reste Malcom De Chazal pour "Petrusmok" et "Sens Unique". Enfin citons le plus connu, un auteur contemporain français d'origine mauricienne : Jean Marie Le Clézio auquel on doit entre autres "Voyage à Rodrigues" et "La saison des pluies" avec l'île Maurice comme décor.
Consultez notre sélection de livres sur l’île Maurice : littérature, histoire, récits.
Courses Hippiques :
Les courses sont la deuxième religion sportive après le football bien sûr. Plus de 700 000 mauriciens se ruent sur le Champ de Mars de mai à novembre, les courses ont lieu le samedi à partir de 12h30.
L'hippodrome est à Port Louis, il a été crée en 1812, c'est le deuxième plus vieux club hippique au monde.
La plage :
La plage reste un lieu privilégié pour les mauriciens quelque soit leur communauté. Toute la famille se retrouve donc à la plage le dimanche, on installe la tente, souvent d'immenses toiles attachées aux arbres par de la ficelle, on sort la sono, la ravanne, les bouteilles de Phoenix (bière locale) et on danse et chante le Sega jusqu'au coucher du soleil.
Les plages immenses de la côte Ouest et Est permettent à ces rassemblements nombreux en été de s'étaler sans se bousculer.

Les Grandes fêtes religieuses
Maurice étant un véritable Carrefour culturel entre Europe, Afrique et Asie, la majorité des grandes religions y est représentée, de l’indouisme à l’islam en passant par le bouddhisme et le Catholicisme. Voici les principales fêtes religieuses célébrées par tout le peuple. Pour connaître les dates exactes de ces célébrations, consultez notre calendrier des fêtes et jours fériés.
Fête du Bienheureux Jacques Désiré Laval :
En hommage au Bienheureux Jacques Désiré Laval, l'apôtre des Noirs et le Saint de Maurice, des pèlerins de foi catholique convergent de toute l'île vers son tombeau pour invoquer des intercessions et des miracles.
Divali (fête de la lumière) :
La lumière en partage, Divali est l'une des plus importantes fêtes indiennes. Les Mauriciens de foi hindoue célèbrent la victoire des forces du Bien sur l'empire des Ténèbres. Divali, ou Deepavali, vient de deux mots hindis : "deepa" qui signifie lumière, et "avali", rangée.
Tout autour des maisons, des rangées de lampes à huile en terre cuite répandent une lumière apaisante, et des guirlandes lumineuses multicolores appellent sur leurs occupants la bénédiction de Lakshmi, la déesse de l'abondance.
Les lumières sont aussi celles de l'esprit et de la connaissance qui triomphent de l'ignorance et de l'obscurantisme. La vie est un échange, on reçoit ce que l'on donne, la symbolique de Divali prend tout son sens dans l'offrande des gâteaux traditionnels que l'on partage en signe de paix et d'amour, en famille, entre amis, mais aussi, souvent, avec tous ceux qui se promènent dans les rues pour admirer le spectacle féerique de la lumière.
En cette nuit magique, toute l'île Maurice vibre à l'unisson et communie dans la même ferveur.
Fête du Printemps :
Le nouvel an chinois célébré en février est précédé d'un nettoyage complet de la maison.
Le rouge, symbole du bonheur est dominant durant la célébration. Une abondance de nourriture sur les tables pour assurer l'abondance tout au long de l'année, la distribution du traditionnel "gâteau de cire" à la famille et aux amis, des danses du dragon dans les rues, des cadeaux offerts aux enfants et des pétards qu'on fait sonner font aussi partie de cette fête.
Maha Shivaratree :
Le Maha Shivaratree (littéralement : la grande nuit de Shiva) est l'une des fêtes hindoues les plus populaires célébrée en l'honneur du dieu Shiva au sein de la diaspora indienne. A Maurice, la fête revêt un caractère particulier avec le pèlerinage au Grand Bassin, lac sacré dans lequel fut versé les eaux du Ganges.
Le Maha Shivaratree est toujours célébré en février mars lors de la nuit sans lune du mois de "phalguna" du calendrier lunaire hindou. Plusieurs jours avant la fête, les croyants ne consomment ni viande ni alcool et restent chastes. Ils font des prières tous les jours et implorent la bénédiction et la protection de Shiva. Puis, quelques jours précédant la fête, les fidèles, partant des quatre coins de Maurice et habillés de préférence en blanc, entreprennent à pied un pèlerinage au lac sacré de Grand Bassin, "Le Ganga Talao".
Si le pèlerinage à Maurice est plus que centenaire - au siècle dernier un petit groupe de dévots avait accompli le premier pèlerinage à Grand Bassin dans le cadre du Maha Shivaratree - c'est en 1972 que de l'eau sacrée du fleuve du Gange en Inde fut versée dans le lac de Grand Bassin.
Depuis ce jour, le lac devint sacré et le pèlerinage prit des proportions qu'on connaît aujourd'hui avec des milliers de pèlerins sur les routes menant à Grand Bassin pendant plusieurs jours précédant la fête du Maha Shivaratree. Depuis quelques années ce pèlerinage prend une dimension régionale et des pèlerins font le voyage de la Réunion et de l'Afrique du Sud, entre autres. Lors du pèlerinage, les pèlerins portent sur leurs épaules un "kawar". Cette structure en forme d'arche, construite traditionnellement en bambou, est décorée de fleurs en papier, de clochettes multicolores, de petits miroirs et de photos de Shiva.
Le transport du "kawar" symbolise la soumission et l'obéissance à la volonté de Shiva. En arrivant au "Ganga Talao", les pèlerins offrent leurs prières au dieu Shiva et, en souvenir des saints qui avaient versé de l'eau sur le cou empoisonné de Shiva, ils versent du lait et de l'eau sur le "shiva lingum" (pierre sacrée représentant le dieu Shiva).
La croyance veut que les saints (des devas) et les démons (des asuras) avaient uni leurs forces, un jour, pour retourner les océans afin d'y trouver le nectar d'immortalité appelé "Amrita". Cependant, les choses tournaient mal. Des eaux tourbillonnantes surgit un poison mortel qui détruisit tout sur son passage, menaçant de détruire l'humanité.
Les "devas" demandaient alors à Shiva de leur venir en aide. Celui-ci avala le poison, sauvant ainsi l'univers de la destruction. Mais après avoir absorbé le poison, sa gorge devint bleue. Pour atténuer sa douleur, les saints lui versèrent de l'eau sur le cou.
C'est en reconnaissance du geste des saints de l'époque que du lait et de l'eau sacrés sont aujourd'hui versés sur les représentations du dieu Shiva. Le Maha Shivaratree coïncide également, en Inde, dans l'hémisphère nord, avec la fin de l'hiver.
C'est le temps de la floraison des arbres qui annonce le printemps. C'est une des raisons pour laquelle, le "shiva lingum", représentation du dieu Shiva, est symbole de fertilité et de régénérescence.
Holi :
Fête très colorée, d'origine hindou, elle est aussi appelée la fête de la joie. Durant cette célébration, les participants s'aspergent de poudre et d'eau colorées
Ganga Asnan :
Fête du Ganges, le fleuve sacré aux indiens, célébrée entre octobre et novembre. A l'occasion de cette célébration, les hindous se purifient en se baignant dans le lac sacré du Grand Bassin et font des offrandes et des prières.
Eid-Ul-Fitr :
Cette fête est célébrée par les mauriciens de foi musulmane pour marquer la fin du Ramadhan, le mois sacré du carême musulman. Des prières ont lieu durant toute la journée.

Les Mauriciens
L'île Maurice est un pays accueillant. Le sourire, la gentillesse, l'intérêt porté aux autres cultures est manifeste ici. Le mauricien n'hésitera pas à vous saluer, vous indiquer votre chemin si vous paraissez perdu ou vous proposer une boisson sur la plage pour faire connaissance.
Il y a encore dans ce pays une grande générosité et une hospitalité certaine envers les étrangers.
La population :
On pense souvent que l'île est principalement peuplée de créoles comme à La Réunion ou aux Antilles françaises mais c'est une erreur, le peuple mauricien est avant tout composé d'Hindous (Indiens de religions Hindouistes) à plus de 50%.
Ils sont propriétaires de nombreuses terres, détiennent le pouvoir politique et comptent la plupart des médecins et avocats de l'île.
Les Musulmans de l'Inde sont 17%, on les retrouve en majorité dans les petits commerces, la forte présence des hindous a renforcé leur marginalité.
3% sont des Sino-mauriciens qui comme partout dans le monde tiennent les commerces à merveille, ils restent principalement entre eux mais ce sont bien intégrés en créant entre autres le "ChinaTown" local.
Enfin, les Créoles, environ 30% de la population, composé d' Afro Mauriciens, descendant d'esclaves et métis sont les laisser pour compte des avancements économiques de l'île.
Ils sont pour là plupart pêcheur, jardinier, maçon ou personnel de maison.
Les Blancs Mauriciens, représentent seulement 2% de la population, une petite communauté qui possède les 2/3 des richesses de l'île, principalement les industries sucrières et les grandes entreprises.

Politesse et usages
Les mauriciens et mauriciennes sont en général très amicaux et serviables. S'il vous arrive de crever une roue sur la route, quatre à cinq personnes viendront immédiatement vous aider.
Si vous n'achetez rien au petit commerçant de plage, cela ne l'empêchera pas d'engager la conversation avec vous, sur sa vie, son pays...
Certains pourront même aller jusqu'à vous inviter à venir boire un verre chez eux. Toutefois, un certain nombre de règles simples sont à respecter, comme dans tous les pays : nous vous en livrons ici quelques-unes.
Étiquette :
Il est déconseillé aux dames et demoiselles de prendre leur bain de soleil en monokini ou string, sur les plages publiques.
Jamais un mauricien ne viendra directement vous le reprocher, ils sont trop aimables et tolérants pour cela, mais sachez que ce n'est pas dans les moeurs locales et que vous risquez de les choquer.
De même, les vacanciers sont priés de se vêtir convenablement en ville, et pas de short ou de minijupe dans les sites religieux. Ils devront ôter leurs chaussures dans les temples et monastères.
Demandez toujours la permission avant de photographier quelqu'un.
Discutez les prix avec les marchands ambulants, ils s'y attendent et cela contribue au charme du petit commerce local.
En début de soirée, une tenue correcte est souhaitée pour ceux séjournant dans un hôtel. Cette recommandation vestimentaire doit être respectée dans les restaurants et bars où le port de shorts, bermudas, t-shirts et casquettes n'est pas accepté.
Précautions à prendre :
Lavez toujours les fruits et légumes avant de les consommer, et il vaut mieux boire de l'eau minérale plutôt que celle du robinet.
Attention sur les routes, en voiture ou en vélos, soyez prudents car les automobilistes ont tendance à conduire vite et avec fantaisie.
Évitez de laisser traîner des objets sur la plage ou dans une voiture non verrouillée, car malheureusement, avec le tourisme, un petit vol à la tire est apparu récemment, et plus particulièrement dans les sites et plages très fréquentés par les vacanciers.

Vos livres de route dans la littérature mauricienne
Les classiques :
Le Bal du Dodo de Geneviève Dorman.
Paul et Virginie de Bernardin de Saint Pierre : best-seller romanesque du 19è siècle.
La Quarantaine de JMG Le Clezio : largement inspiré de la vie du grand-père de l'auteur, ainsi que :
Le Chercheur d'Or de JMG Le Clezio
Voyage à Rodrigues de JMG Le Clezio
Expédition à l'île Maurice de Patrick O'Brian : roman de cape et d’épée en mer.
Les ouvrages de Natacha Appanah-Mouriquand, jeune auteur mauricienne :
Les Rochers de Poudre d’or, chez Gallimard qui décrivent le voyage de travailleurs immigrés indiens à l’île Maurice eu 19è siècle.
Blue Bay Palace, toujours chez Gallimard, roman d’un amour brûlant entre deux jeunes mauriciens de classes sociales que tout oppose.
Histoire :
Histoire de la Colonie Isle de France - île Maurice de Amédée Nagapen.
Chasseurs d’Epices, De Daniel Vaxelaire, Editions Payot : une biographie romancée de la très aventurière vie de Pierre Poivre. Cet Intendant du roi a réussi au 18ème siècle au prix de mille périls à acclimater et cultiver des épices fort convoitées comme la muscade et le girofle à l’île Maurice.
Beaux livres :
La Vie en Varangue, Éditions du Pacifique : le charme des maisons d’antan.
Maurice à vol d’oiseau, de Pierre Argo,
Editions archipelago : Maurice vue du ciel.
Deux Siècles de Cuisine, de Jean-Claude HEIN : un tour d’horizon très complète érudit de la cuisine mauricienne.
Le Seigneur du Lagon, Éditions de l'Océan Indien :
les plus belles histoires de pêche au gros de l'île.
Pour les enfants :
Tikoulou, plusieurs albums illustrés par Henry KOOMBES.
Le plus vieux dodo du monde, de Jeanne Lagesse.

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